Si vous êtes de ceux qui font leurs propres semis, il est important de connaître la qualité des semences que vous achetez.
Le facteur de qualité le plus important dans l'évaluation des lots de semences est le pouvoir germinatif, c'est-à-dire la capacité de production de plantules normales dans des conditions favorables.
Les semences certifiées doivent être conformes à des normes de pureté et de pouvoir germinatif. Pour connaître la qualité des semences, bien lire la date de péremption sur les enveloppes afin de vous assurer du pouvoir germinatif.
En outre, les distributeurs sérieux retirent de leurs tablettes les enveloppes de semences dont la date est expirée. En effet, la détérioration des semences sur leur vigueur et leur pouvoir germinatif, montre la relation entre ces paramètres. À mesure que la détérioration s'accroît, le pouvoir germinatif diminue lentement et la vigueur diminue très rapidement.
Par ailleurs, il faut savoir que divers facteurs sont susceptibles de faire diminuer la vigueur des semences, notamment leurs caractéristiques génétiques, les maladies, les lésions mécaniques, la détérioration au cours de l'entreposage, etc.
Finalement, maintenant que vous connaissez l'importance du pouvoir germinatif, n'oubliez pas de bien vérifier la date de péremption sur les enveloppes afin de vous assurer de la qualité de vos achats.
Sur ce, bon semis et que poussent les plants !
Lise Lacasse,dta
Dès que les journées raccourcissent et que les températures refroidissent, les végétaux déclenchent des mécanismes d'endurcissement. D'abord, ils cessent de croître et s'attardent à s'endurcir pour passer l'hiver. Tous les rosiers à grandes fleurs, hybrides de thé, floribundas, grandiflora sont des variétés fragiles qui résistent mal aux rigueurs de l'hiver. Une protection hivernale s'impose...
Aprèsavoir rabattu votre rosier à un pied du sol, enlevez toutes les feuilles. Ensuite, butez le plant avec de la mousse de tourbe ou avec une terre légère et sablonneuse (6 pouces). Si la terre n'a pas ces qualités, elle aura tendance à se compacter et à étouffer le plant.
Si vous optez pour les cônes en polystyrène pour protéger vos rosiers, sachez qu'ils maintiennent une humidité trop élevée donc un risque de maladies fongiques. Pour contrer ce phénomène, je vous recommande de percer les cônes, c'est à dire de faire 3 ou 4 trous sur le dessus à l'aide d'un clou que vous aurez préalablement chauffé. Les perforations faites permettront ainsi une circulation d'air et vos rosiers ne s'en porteront que mieux.
Allez-y, chauffez un clou et votre rosier vous le rendra.
Lise Lacasse,dta
Dame Nature a fait plutôt des siennes cet été. De la pluie, beaucoup de pluie...et comme résultat, des rosiers atteints de champignons pathogènes comme l'oidium (fine poudre blanche sur le feuillage).
Saviez-vous que le lait pouvait réduire, sinon régler, les problèmes de l'oidium (blanc, habituellement appelé à tort mildiou) chez plusieurs plantes, notamment les cucurbitacées comme les concombres et les courgettes et les roses (famille des rosacées).
Voici un petit truc économique mais surtout écologique pour l'environnement puisque sans danger. Mélanger une partie de lait pour neuf parties d'eau et vaporiser le feuillage de vos rosiers, à raison de deux fois par semaine. En fait, il semble que ce soit le phosphate de potassium contenu dans le lait qui stimulerait le système immunitaire des plantes face aux invasions des champignons maléfiques.
Alors bon traitement et n'oubliez pas que le lait est également bon pour les plantes!
Lise Lacasse,dta
Pour bien des jardiniers, le mois de mai, c'est comme le temps des Fêtes. Une période fébrile et pleine de joie à la pensée qu'enfin, on va aller jouer à l'extérieur. Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais j'ai toujours très hâte de planter, entre autres, mes fleurs annuelles. Histoire de m'offrir un éventuel spectacle haut en couleurs et pour lequel je ne me lasse jamais d'observer.
Lors de votre sélection d'annuelles, recherchez des plants vert foncé, vigoureux, courts, trapus et bien ramifiés et d'aspect sain. Assurez-vous que les racines sont blanches et saines en observant celles qui sortent des trous d'égouttement du pot ou soit en faisant sortir délicatement la motte hors de celui-ci.
Prêtez attention aux symptômes révélant la présence d'insectes ou de maladies (feuilles tachetées, pâlies, enroulées, marbrées, etc.) Choisissez des plants compacts avec peu de fleurs, sinon aucune. Et je vous explique pourquoi. Des plants de fleurs annuelles sans fleurs reprennent plus rapidement que des plants déjà en fleurs. Il faut savoir que les fleurs sont de grandes consommatrices de minéraux et d'énergie. Et comme la plantation est un stress et que nous souhaitons une implantation rapide, je vous conseille de "pincer" (couper en pinçant entre les doigts) les fleurs et les bourgeons floraux avant la transplantation pour stimuler rapidement la reprise. Même si le spectacle n'est pas celui que vous espériez, ouvrez grand les yeux car dans plus ou moins deux semaines, vos plants exploseront de bonheur et de couleurs...
Alors bonne plantation et ne vous gênez pas...Pincez!
Lise Lacasse,dta
La belle température crée une certaine effervescence et l'enthousiasme de se rendre dans un centre de jardin au printemps nous gagne rapidement. Nous sommes tombés sous le charme des magnifiques photos vues ça et là dans divers catalogues ou magasines. Nous nous sommes mis en mode action et l'idée de planter des arbres nous apparaît idyllique... mais sachez vous poser et poser les bonnes questions. Évidemment tout projet, quel qu'il soit, nécessite mûre réflexion, histoire d'éviter les surprises désagréables, et croyez-moi elles peuvent être nombreuses pour le jardiner trop pressé.
Comme chaque arbre a un développement qui lui est propre, il convient donc de se poser certaines questions avant de fixer son choix sur une essence particulière. Quel est l'endroit où je veux le planter? Quel est l'espace dont je dispose? Ai-je des contraintes aériennes, c'est à dire est-ce qu'il y a des fils (Hydro-Québec, Belle, Vidéotron, corde à linge, etc.)? Ai-je des contraintes souterraines (Gaz Métropolitain, Hydro-Québec, Vidéotron, égout, aqueduc, etc)? Ai-je des contraintes de proximité (piscine, cabanon, maison, clôture privée ou mitoyenne, etc).
Ce n'est qu'une fois ces quelques questions répondues que vous pourrez savoir quel type d'arbre vous pouvez vous permettre c'est-à-dire un arbre à grand ou à petit déploiement. Dans les dédalles d'offres de votre centre de jardin, posez encore des questions sur l'arbre pour lequel vous avez un coup de coeur. A pleine maturité, quelle sera sa taille (hauteur, largeur de la cime),ses racines sont-elles fasciculées ou pivotantes, sa forme est-elle élargie, conique, colonnaire, ect., est-il considéré comme à croissance lente ou rapide, est-il résistant aux ravageurs et autres pathogènes, nécessite-t-il des soins particuliers, etc.? Dès lors, vous serez en mesure de faire un choix éclairé et bien sûr, tout dépendra de votre budget car ce n'est pas le choix qui manque. Alors bon magasinage et pas de mauvaises surprises!
Lise Lacasse,dta
Enfin l'hiver.
Et bien oui, l'hiver a fini par s'installer. J'ai même commencé à utiliser le pont de glace de mon patelin sur la rivière Richelieu. Il n'y a pas beaucoup de neige au sol par contre. Ce qui laisse présager que certains végétaux sensibles au froid pourraient souffrir mais au moins ils n'ont pas à subir de successions gel dégel... pour le moment.
Alors profitons donc de ce moment pour faire de la théorie à propos des "mauvaises herbes" ou ce que l'on peut aussi appeler la végétation spontanée. Je m'amuse souvent à dire que ces plantes qui poussent toutes seules ne sont pas là pour faire enrager les jardiniers en nous qui ne veulent que s'épanouir, ni comme l'aurait dit ma mère : "nous faire gagner notre ciel". L'être humain habite la Terre. Il désire aménager son territoire, mais la planète ne nous attend pas pour ça, elle est bien capable d'agir seule. C'est pourquoi depuis des temps immémoriaux la nature a développé par sélection naturelle des plantes et des animaux qui se sont adaptés aux divers environnements climatiques.
Lorsque nous fabriquons une plate-bande nous installons des plantes en fonction de critères esthétiques qui n'ont la plupart du temps rien à voir avec l'environnement local. Regardez pour vous amuser les lieux d'origine des annuelles, vivaces etc. que vous utilisez. Pour la nature cela revient à dire que c'est comme une greffe. En plus elles sont installées en nombre insuffisant pour couvrir le sol et régulièrement en monoculture. Pas surprenant qu'émergent ici et là des "indésirées". La nature tend plutôt à couvrir le sol le plus rapidement possible avec ses plantes les mieux adaptées. Elle a toujours dans le sol en réserve une multitude de semences prêtes à germer, en fonction des conditions qui se présentent pour s'établir. Elles peuvent attendre parfois des dizaines d'années, par exemple les framboisiers qui germent spontanément après la coupe à blanc d'un boisé. Il y a aussi des plantes qui ont un pouvoir de colonisation de surface inculte, exemple l'herbe à poux qui prolifère sur les terrains laissés à l'abandon. D'ailleurs cette dernière a ce pouvoir fantastique de remettre la nature en place et elle a l'humilité de laisser sa place à d'autres sa colonisation terminée. Elle est capable de subir le piétinement en poussant dans un interstice de trottoir, mais elle supporte difficilement la compétition avec les vivaces qui veulent la déloger.
Donc si nous voulons vivre en harmonie avec la nature dans nos jardins sans nous épuiser, il faut éviter de "la choquer", de lui en demander trop et la forcer à des réactions de rejet. La nature n'aime pas les espaces vides qui se désertifient. Alors aidez-la à vous rendre la vie plus facile: plantez plus serré et/ou installez des paillis, tondez plus long en laissant les rognures au sol, évitez d'agrandir inutilement les espaces de stationnement ou les patios, évitez les piétinements de vos plates-bandes surtout en période humide... En somme jardinez. Observez et cherchez à comprendre le pourquoi de l'arrivée d'une nouvelle plante "non invitée" dans votre jardin et n'oublions pas que la nature aura toujours le dernier mot. Ces "mauvaises" herbes ne sont pas des terroristes alors pourquoi partir en guerre.
J'aime bien le concept de Jardinier Paresseux...
À la prochaine
Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net
Enfin l'hiver.
Un des plaisirs de la fin de l'été et de l'automne est la récolte de ce que la nature a produit. On pense toujours dans ce cas aux fruits mais aussi aux fleurs et aux graminées dont on peut sécher et conserver pour décorer nos espaces hivernaux. Mais on oublie surtout et pire encore, on considère comme des déchets à se débarrasser, les parties herbacées des plantes qui ne résistent pas à l'hiver et les feuilles des arbres. Drôle de façon de faire « une gestion de portefeuilles ».
Tous ces déchets sont de l'or brun. En plus d’être une occasion de jeux avec les enfants, le ramassage des feuilles est une source de matière organique fantastique pour vos jardins, plates-bandes et gazons. Ramassez les en tas dans un endroit un peu ombragé ce qui favorise la conservation de l'humidité de ces feuilles qui deviendront le merveilleux compost qui allègera et nourrira vos terres lourdes. Pour activer la vitesse de décomposition, vous pouvez les ramasser avec la tondeuse. En les déchiquetant, les feuilles ne deviendront pas une masse compacte que vous pourrez brasser plus facilement.
Mais pourquoi ne faites-vous tout simplement pas les déchiqueter sur le gazon? Comme pour le gazon où l'on suggère de laisser les rognures, une pelouse avec un sol vivant digèrera une quantité impressionnante de feuilles. Je connais plusieurs personnes qui, tout en ayant des saules ou des érables argentés énormes sur leur terrain, ne ramassent presque rien.
Vous pouvez réduire aussi vos tiges de fleurs et je me permets aussi à cette occasion de mettre au travers les feuilles et les petites tiges de bois de la grosseur d'un crayon, réduits en longueur de moins de 30cm, des arbres et arbustes que j'ai taillés.
Bien entendu vous ne taillez pas tous les arbustes à l'automne. Les arbustes que l'on peut se permettre de tailler pour ne pas affecter leur floraison sont tous ceux qui fleurissent en été car ils s'épanouissent sur le bois de l'année. C'est le cas de la plupart des spirées à fleurs colorées comparativement aux spirées VanHoutte, aux différentes variétés de lilas etc. qui fleurissent au printemps. D'ailleurs si vous regardez ces arbustes à floraison printanière, vous remarquerez qu'ils ont souvent de gros bourgeons en période de dormance. Ces bourgeons sont les bourgeons à fleurs que l'arbre ou l'arbuste a fabriqués au cours du dernier été.
Bonne fin d'automne.
Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net
Est-ce que j'ai dit lors d'une dernière chronique que nous étions en manque d'eau ? J'aurais peut-être dû me taire.... Parlons d'autre chose. Mon titre, au-delà du jeu de mots, vous annonce un peu mes couleurs. Je ne suis pas en train de vous dire que j'aime manipuler des mottes de glaise, surtout lorsqu'elles sont mouillées... Alors pourquoi devrait-on apprécier l'argile?
Si on se réfère à beaucoup de littérature, pour faire un sol il est nécessaire d'avoir un certain pourcentage d'argile dans le sol ceci dans le but de créer le complexe argilo-humique qui est la base d'un sol en santé. L'argile est très riche en minéraux de toutes sortes car elle est le résultat de la dégradation de roches par le ruissellement des eaux, le gel et le dégel etc. On la retrouve en très grande quantité dans la vallée du St-Laurent parce qu'elle représente les dépôts marins de l'ancienne mer de Champlain. Le problème avec l'argile c'est qu'elle retient tout, l'eau, les minéraux et même la matière organique. Comment s'y prendre alors pour rendre toute cette richesse accessible et... travaillable.
C'est là mon allusion à la "mie" du jardinier. L'argile est autant nécessaire pour faire un sol que la farine pour faire du pain. Vous viendrait-il à l'idée de manipuler de la farine trop mouillée avec un rouleau à pâte ou un mélangeur sans ajouter de levure et espérer avoir un pain mangeable dans les minutes qui suivent? Je ne crois pas. L'argile est aussi délicate à manipuler que de la farine. Il ne faut pas qu'elle soit trop humide, qu'il y ait un bon niveau de matière organique, on y ajoute une petite quantité de chaux (la levure) et il faut laisser la nature organiser tout ça (la levée et la cuisson).
Alors si vous voulez éventuellement vous faire une nouvelle plate-bande pour l'an prochain, planifiez donc de la préparer cet été ou au début d'automne lorsque le sol est assez sec. Défoncez une bonne profondeur en ayant préalablement ajouté une bonne couche de compost, du sable pour alléger votre jardinage et de la chaux (environ 1 kg par 100p.c.). N'oubliez pas d'enfouir votre gazon, c'est de la matière organique gratuite. Vous recouvrez le tout d'un paillis et vous laissez la nature travailler pour vous jusqu'à l'an prochain en prétendant à la patience du jardinier... dans votre hamac.
Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net
Hé oui on peut dire que le printemps est bien installé. Parfois à cette période-ci de l'année je suis en retard parce que la température est maussade. Cette année je suis en retard... parce qu'il fait beau! Les jours doux du début du mois ont fait fondre rapidement le peu de neige qui nous restait et plusieurs variétés d'arbres ont laissé éclater leurs bourgeons. Résultat: bien des gens se sont précipités sur leurs outils pour profiter d'une saison plus hâtive qu'à l'ordinaire. Gardons-nous quand même une certaine prudence car la température est un peu en dents de scie, peut-être des conséquences des changements climatiques, et il peut encore nous arriver des jours et surtout des nuits encore assez froides.
Ce que je remarque surtout en intervenant sur les terrains depuis un mois c'est que les sols sont déjà très secs, le peu d'eau présente sera vite épuisée lorsque les arbres se décideront vraiment à ouvrir leur feuilles. Il sera bon donc de prévoir de maximiser les effets de nos arrosages par différents moyens. Parmi ceux que je trouve le plus efficace il y a l'arrosage grâce à des boyaux suintants installés sous un paillis. Ce moyen permet d'arroser un secteur défini en évitant les pertes dans les stationnements par exemple. Il y aussi beaucoup moins d'évaporation et en plus les plantes sensibles aux maladies fongiques risquent moins d'être atteintes. Il n'y a pas lieu de s'alarmer encore mais lorsque des activités prévues dans les Rapides de Lachine sont annulées à cause du faible débit d'eau à la fin d'avril, il y lieu d'être prévoyant
Pour terminer aujourd'hui, une réflexion sur une note humoristique. Il s'agit d'une conversation entre St-Francois d'Assise et Dieu que j'ai lu une première fois il y a une couple d'années. Il était distribué et encouragé à reproduire pour diffusion par la Coalition pour une Alternative aux Pesticides (CAP). Vous le trouverez annexé à ma chronique sur le site de la SHÉLI (cequ_enpense.pdf). Il y a une couple de jours je l'ai reçu en PowerPoint (.pps). Si vous avez encore des doutes ou connaissez des gens qui doutent encore du bien-fondé des nouvelles réglementations sur les pesticides et bien j'espère que ce texte vous tirera un petit sourire.
Bon mois de mai!
Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net
En zone 5b se retrouve Montréal, Laval, Longueuil ainsi que Vaudreuil.
En zone 5a se retrouve la Montérégie et les basses Laurentides.
En zone 4b se retrouve l'ouest des Cantons de l'Est, le centre du Québec, la ville de Québec et un tronçon de 50 kilomètres jusqu'à la rivière Outaouais.
En zone 4a se retrouve la partie est des Cantons de l'Est, la Beauce, Lotbinière, Lévis, Bellechasse et une partie qui longe la rive sud et contourne toute la Gaspésie ainsi que Tadoussac jusqu'à Beaupré.
En zone 3b et 3a se retrouve le Bas du Fleuve, Charlevoix et toutes les Laurentides ainsi que le Saguenay et la Lac Saint-Jean.
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| Alma 3a | La Malbaie 4a | Roberval 3a |
| Baie-Comeau 3a | La pocatière 4a | Rouyn-Noranda 2a |
| Beauport 4a | La Tuque 3a | Sainte-Agathe 4a |
| Bécancour 4a | Lachute 5a | Sainte-Thérèse 5b |
| Brossard 5b | Laprairie 5b | Saint-Eustache 5b |
| Candiac 5b | Laval 5b | Saint-Georges 4a |
| Châteauguay 5b | Lévis 4b | St-Jean-sur-Richelieu 5a |
| Chibougamau 1b | Longueuil 5b | Saint-Jérome 5a |
| Chicoutimi 3b | Magog 4b | Saint-Hyacinthe 5a |
| Cowansville 5a | Matane 4a | Sept-îles 3a |
| Drummondville 5a | Mont-Laurier 3b | Shawinigan 4a |
| Gaspé 4a | Montmagny 4a | Sherbrooke 4b |
| Gatineau 5a | Montréal 5b | Sorel 5a |
| Granby 4b | Ottawa 5a | Thetford Mines 4a |
| Grand-mère 4a | Percé 4a | Trois-Rivières 4b |
| Hull 5a | Plessisville 4a | Val-d'Or 2a |
| îles-de-la-Madeleine 5a | Québec 4b | Valleyfield 5b |
| Joliette 4b | Repentigny 5b | Vaudreuil 5b |
| Jonquière 4b | Rivière-du-Loup 4a | Victoriaville 4b |
Joe Viapiano
Une couche froide est un abri vitré déposé sur un coffrage de bois directement sur le sol et sans dispositif de chauffage.
Il est conçu pour hâter ou prolonger la saison de végétation, C'est l'endroit par excellence pour fortifier et endurcir les plants avant de les repiquer en pleine terre.
Il faut fermer la couche dès que le soir tombe et recouvrir les vitres d'un paillasson durant les nuits très froides.
Une couche froide permet de prolonger la saison de végétation de 4 à 6 semaines le printemps et autant l'automne, en autant qu'elle soit bien isolée.
Recyclez les vieux châssis pour en faire une couche froide. Les dimensions sont celles des châssis disponibles.
Vous bâtirez les côtés avec de la planche ou du contreplaqué. Isolez les murs à l'intérieur avec l'isolant bulles, le côté aluminium à l'intérieur de la couche.
La pente recommandée du châssis est de 35 degrés. Placez une paire de pentures en haut et fabriquez-vous une cale pour ouvrir le châssis à différentes hauteurs.
Un châssis transportable : Une couche peut être fabriquée plus petite pour être facilement déplaçable. Tôt en saison le châssis permet d'acclimater les plantes.
Plus tard il peut servir à forcer les cucurbitacées ou les piments.
L'utilisation 4 saisons des couches :
Le printemps la couche froide sert à endurcir les semis avant de les transporter à l'extérieur, en pleine terre.
L'été l'enracinement des boutures herbacées et ligueuses est optimal dans la couche, avec un lattage d'ombre.
L'automne la laitue et les épinards prospéreront longtemps après les premières gelées.
L'hiver la place est faite pour le forçage des bulbes.
Joe Viapiano
Les chiens et les chats peuvent causer de sérieux dégâts dans le potager. Il suffit de saupoudrer du poivre de Cayenne autour des endroits qu'on veut protéger.
Les lapins et lièvres aiment brouter le feuillage de la plupart de vos légumes et ils font place nette. Leurs visites sont erratiques. Le lapin est un problème pour les banlieues et le lièvre à la campagne. La seule solution réellement efficace est de clôturer le potager avec de la broche à poule. La base de la clôture étant enfouie à 6 pouces dans le sol. Le sang desséché utilisé comme engrais les éloigne, on peut en faire quatre applications par année.
Les moufettes, couleuvres et les grenouilles sont des bêtes bénéfiques pour votre potager, ils vont bouffer les petits rongeurs et les insectes. NE LES CHASSEZ PAS.
La propreté est l'ennemi des insectes. Beaucoup d'insectes hivernent dans les débris de végétaux. Il suffit d'arracher tous les végétaux morts et de les ajouter au tas de compost l'automne venu et de garder le potager bien nettoyé avant l'hiver.
Les chenilles doivent être éliminées par l'usage d'un insecticide biologique "Thuricide" aussi connu sous le nom de "Bacillus Thurigiensis". Ce produit donne une maladie à toutes les chenilles qui finissent par en crever. C'est un produit naturel et inoffensif pour les animaux, oiseaux et nous-mêmes.
Les grands-mères versaient de l'eau de vaisselle sur les choux, c'est probablement l'ancêtre du savon insecticide, qui est utilisé aujourd'hui contre la plupart des insectes.
Les pyretrines sont aussi des produits naturels, mais il faut les utiliser avec parcimonie et faire attention pour ne pas respirer la poussière, cela peut être nocif pour les poumons.
Je préfère tolérer quelques insectes et risquer d'avoir une récolte moindre que d'utiliser des insecticides chimiques au potager. Je n'ai qu'à faire tremper et laver mes légumes dans de l'eau avec du gros sel avant de les consommer.
Joe Viapiano
Paillis pour pots : Lorsqu'il est question de paillis, on pense au paillis de pruche, à la paille ou aux feuilles mortes déchiquetées. En réalité, le paillis ne se limite pas qu'à des matériaux issus de la nature. Par exemple, on peut garnir un pot d'annuelles de billes de verre scintillantes. Les billes ajoutent une touche originale au contenant tout en remplissant pleinement la fonction de paillis, c'est-à-dire conserver la fraîcheur du sol, réduire les besoins en eau et limiter le développement des mauvaises herbes.
Un joli souvenir d'enfance qui nous laissera plus de temps pour jouer au jardin.
Truc anti-fourmis : Un jardin sans insecte n'est pas un véritable jardin.
Parmi les 10% d'insectes qui sont nuisibles à l'homme, on classe parfois les fourmis. Toutefois, elles peuvent être si nombreuses que leur présence devient désagréable. On peut alors recourir à l'acide borique. On saupoudre ce produit, vendu en pharmacie et habituellement utilisé pour désinfecter les coupures, près des fourmilières. On peut ainsi exercer un contrôle modéré sur les fourmis et ramener leurs populations à un niveau plus acceptables.
Sources : Fleurs, Plantes et Jardins mai 2004.
Les tomates ont besoin d'au moins 6 à 7 heures de soleil par jour.
Elles préfèrent les températures entre 18 et 28 Celsius. Des températures plus basses que 10 Celsius provoquent le dépérissement des plants et la malformation des fruits. Durant la période de pollinisation des températures inférieures à 13 Celsius et supérieures à 35 Celsius pendant plusieurs heures résultent en une fructification nulle.
Un sol léger, légèrement sablonneux et riche en matières organiques est préférable avec un pH entre 6.0 à 7.0 et il est important que le sol soit assez meuble pour que le plant puisse bien développer ses racines. Les tomates réagissent bien aux engrais organiques combinés aux engrais minéraux et solubles. Trop d'engrais azoté retarde la maturité des fruits, cependant à la fin de juin, juste à l'époque de la nouaison des fruits, l'application d'un engrais azoté est recommandée.
Les semis se font à l'intérieur à partir de la mi-mars à la mi-avril. Les semis plantés plus tôt produisent des plants trop longs qui doivent être couchés à leur plantation.
Les graines sont recouvertes de 6 mm de sol et germeront en 5 à 8 jours. Les plants sont repiqués en pots individuels ou en caissettes lorsque les vraies feuilles apparaissent.
Les plants sont transplantés au potager de la dernière semaine de mai (zone 5) au 6 juin (zone 3).
La plantation des tomates au potager se fait lorsque tous les risques de gels sont passés. Les plants sont espacés de 40 à 60 centimètres entre les plants et entre les rangs. Les plants sont enterrés jusqu'au niveau de la première feuille pour encourager la croissance de racines supplémentaires le long de la tige. Si les plants sont trop longs, on peut les planter couchés en ne laissant que la rosette de feuilles terminales émerger du sol.
La technique "de Floride" consiste à intercaler un piquet de 1,5 à 2 mètres entre chaque plant et au bout de chaque rang.
Lorsque les plants ont 30 cm de haut, on tend un premier cordon à partir du bout, puis on l'enroule autour de chaque piquet jusqu'au bout du rang et l'ont revient au début de la même façon. Les plants sont ainsi enserrés entre deux cordons.
La même opération est répétée tous les 10 à 15 jours à 30 centimètres plus haut... et on supprime toutes les pousses latérales jusqu'au premier bouquet de fleurs.
Joe Viapiano
Les plateaux :
Les caissettes sont utiles pour les semis de graines fines et pour les grandes quantités.
Les pots individuels servent surtout aux graines plus grosses et pour les variétés dont on ne veut que quelques plants.
Les godets de tourbe et les pastilles Jiffy sont indispensables pour tous les pavots, lavatères et les autres plantes qui ne tolèrent pas la transplantation. Il suffit de les planter avec un godet en le brisant un peu.
Les terreaux : Il y a une multitude de types de terreaux de semis que les jardiniers ont essayé, de la terre du jardin stérilisée au four aux terreaux artificiels commerciaux.
De par mon expérience, je ne recommande que les terreaux artificiels commerciaux; c'est ce qui revient le moins cher en bout de ligne parce que nous évitons les insectes, les maladies, les mauvaises herbes et aussi les carences alimentaires.
Les techniques : Lorsque vous semez en pots individuels, de une à trois graines sont semées à la profondeur recommandée selon le type de légume. En caissettes, vous pouvez semer à la volée toute en surface ou en rangs si vous semez plusieurs espèces dans le même plateau. Il suffit ensuite d.enterrer légèrement les graines à la profondeur recommandée en saupoudrant du terreau par dessus le semis.
Tassez légèrement ensuite le sol sur les graines et arroser à l'aide d’un arrosoir à pommeau fin pour ne pas déterrer les semences.
Les soins : Placez le plateau devant une fenêtre non ensoleillée jusqu'à la germination. Conservez le semis constamment humide durant la germination, en plaçant le dôme de plastique par-dessus le plateau. Une température de 20 à 25 Celsius est requise pour favoriser la germination.
Pour prévenir la fonte des semis, je recommande l'utilisation du fongicide "No-Damp" à tous les dix jours, sinon vous risquez de perdre tous vos semis en l'espace d'une nuit.
Dès que la germination commence, vous placez le plateau de semis devant une fenêtre orientée au sud ou sous votre installation de tubes fluorescents de 4 à 5 pouces des tubes.
Il faut aussi ne pas oublier de conserver le sol constamment humide pour éviter le flétrissement.
Le repiquage : Lorsque les plantules ont quatre feuilles; deux cotylédons plus deux feuilles véritables, vous pouvez commencer la transplantation de vos semis en pots ou en caissettes pour espacer les plants afin qu'ils se développent bien. Vous pouvez utiliser le même sol que vos semis ou un mélange pour les plantes d'intérieur. Avant de débuter le repiquage il faut bien arroser les semis pour gorger d’eau les plantules et faciliter leur reprise.
Joe Viapiano
Le sol peut être enrichi et conditionné de plusieurs façons : Dans le jardin, enrichir avec l'utilisation de matériaux vivants (les engrais verts) et les matériaux morts (les composts et fumiers) est moins dispendieux que l'achat de fertilisants minéral ou organique. Faire des semis sur des terres en jachères, puis les enfouir, ajoute au sol des éléments organiques favorables à sa structure et des éléments nutritifs éliminant parfois complètement les besoins en engrais chimiques. Les plantes à racines profondes ramènent les éléments nutritifs du sous-sol vers la surface et les rend disponibles pour les plantes à racines superficielles. Les légumineuses fixent l'azote de l'air dans le sol et le rend disponible aux autres plantes. Les engrais verts empêchent aussi l'érosion, surtout l'automne, l'hiver et le printemps. Pour être efficaces, les engrais verts sont semés aussitôt que possible après les récoltes et enfouis dans le sol avant leur floraison. Les légumineuses ont besoin d'au moins un an pour être entièrement bénéfiques.
Le sarrasin (Fagopyrum esculentum); Il est bon pour les sols acides avec un système radiculaire vigoureux. Plante haute avec beaucoup de verdure. Fort en azote et en minéraux.
Le millet (Millium effusum); Un bon engrais vert pour les sols secs et pauvres. Semer le printemps et enfouir avant la montée en épis.
La moutarde (Sinapsis alba); Le plus populaire des engrais verts. Une croissance très rapide avec beaucoup de verdure. Un bon éliminateur de mauvaises herbes. Semer en tout temps et enfouir avant la floraison.
Les fixateurs d'azote :
Alfalfa (Medicago sativa); Aussi connu sous le nom de luzerne. Une plante à racines très profondes. Valable pour ajouter de l'azote. Aide à conditionner le sol. Semer le printemps ou l'automne. Enfouir l'automne ou le printemps suivant.
Luzerne (Medicago lupulina); Un bon fixateur d'azote. Prospère dans les terrains calcaires. Semer le printemps ou l'automne. Enfouir lorsque requis.
Trèfle rouge (Trifoliun pratense); Un bon fixateur d'azote avec une bonne quantité d'engrais vert. Semer le printemps. Bien enfouir l'automne suivant.
Joe Viapiano