C'est curieux, vos voisins ont les mêmes variétés de fleurs que vous. Pourtant, vous avez essayé d'être original en prenant la peine d'aller jusqu'à Laval pour acheter vos plants. Vous auraient-ils suivi pour mieux vous copier?
Rassurez-vous, vos voisins ne vous espionnent pas. Ils n'en ont pas besoin. Ils font simplement leurs achats dans les mêmes types de commerces que vous : des grandes chaînes ou des centres de jardin.
Lorsque les producteurs font leur choix de semences, ils tiennent compte de plusieurs critères dont le principal est : qu'est-ce qui se vend le mieux? C'est normal, ils ne peuvent risquer d'investir temps et argent pour produire des plants qu'ils ne sont pas certains de vendre. Et c'est ainsi que débute le cercle vicieux. Les producteurs choisissent de préférence les variétés qui se vendent le mieux. Ils alimentent toute la chaîne des revendeurs. Vous faites un choix parmi les variétés qui vous sont offertes. Et l'année suivante tout recommence.
Difficile de vous démarquer dans de telles conditions. Il y a toutefois une façon simple de résoudre le problème. Sortir du système et devenir votre propre fournisseur. En voici les trois étapes.
1- Choisir les variétés qui vous plaisent dans les catalogues des producteurs de semences. Vous pouvez le faire directement dans leurs pages web ou en feuilletant la version papier de ces catalogues, qu'on se fera un plaisir de vous faire parvenir gratuitement. Voici les noms de quelques maisons canadiennes qui peuvent vous fournir des semences de qualité : Horticlub, Jardinez et jasez potager, Les semences Solana, Stokes, Thompson & Morgan, Veseys, William Dam Seeds. Vous pouvez aussi faire votre choix chez des fournisseurs américains ou européens mais des frais de douane peuvent s'appliquer.
2- Commander les graines sélectionnées. Ceci peut se faire indifféremment par internet, par la poste, par télécopie ou par téléphone. Toutes les méthodes donnent de bons résultats.
3- Semer les graines dans un contenant au moment approprié. Fournir aux pousses de bonnes conditions de croissance. Si vous désirez quelques conseils, adressez-vous à Christian Dallaire, votre vice-président. Une année il a produit près de 10 000 plants de plantes vivaces dans une pièce de son sous-sol. Comme conseiller vous ne pouvez trouver mieux.
Nul doute que votre jardin deviendra le point de mire de tous les jardiniers de votre quartier. Vous leur parlerez alors des trois étapes.
Clément Rajotte.
Au moment où vous lirez ces lignes, vos plantations d'annuelles et de vivaces seront très certainement complétées et l'entretien de vos plates-bandes déjà commencés.
Lors d'observations de votre jardin, si vous remarquez que la surface des feuilles de vos végétaux affiche une poudre blanchâtre, il s'agit fort probablement de l'oïdium. L'oïdium est en fait un champignon pathogène qui n'est pas dangereux, mais qui avec le temps viendra à perturber la bonne croissance de la plante puisque la photosynthèse sera de plus en plus difficile à se faire.
Je vous propose donc de faire, à la maison, un produit antifongique pour stopper l'évolution du champignon en question. Pour ce faire, mélanger 10 grammes (soit 1 c. à table) bicarbonate de soude (mieux connu sous le nom de ''Petite Vache'', produit utilisé dans nos cuisines) et 40 ml de savon insecticide (2 1/2 c. à tables) dans 4 litres d'eau et le tour est joué. Vous voilà prêt pour une pulvérisation sur vos végétaux. Pour une bonne efficacité, cette fongicide maison doit être appliquée dès l'apparition des symptômes de la maladie. Ensuite, vous devrez effectuer une pulvérisation à chaque semaine ou après chaque pluie.
Pour votre information, le bicarbonate de soude est considéré comme un produit écologique, car il ne persiste pas sur la plante. Toutefois, certaines études ont montré qu'il peut devenir toxique si la concentration utilisée n'est pas respectée. Par conséquent, vous pourriez constater de légères brûlures sur les plantes.
Alors bon entretien et profitez bien de vos jardins.
Lise Lacasse, dta.
Nous sommes en pleine période de plantation d'arbres et nombre d'entres vous auront le projet et surtout, le plaisir d'agrémenter leur terrain d'un végétal et du point de vue environnement, c'est excellent.
La fosse creusée est deux fois plus grosse que la motte, l'arbre est bien positionné dans la fosse de plantation, le collet est à égalité du sol et malheureusement, par méconnaissance, le tuteur est mis n'importe où sans égard aucun.
Trop souvent je vois des tuteurs qui doivent supposément maintenir l'arbre, mais malheureusement c'est l'arbre qui maintient le tuteur; et dans ces cas, il aurait mieux valu ne pas en mettre du tout.
La fonction première du tuteur est de maintenir l'arbre dans sa position, bien droit, le temps qu'il développe son système racinaire qui lui permettra de bien s'ancrer et de grandir d'aplomb. En fait, le tuteur doit être orienté ouest. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parce qu'à la belle saison, les vents dominants nous arrivent de l'ouest.
Ainsi, afin que le tuteur puisse bien jouer son rôle, c'est-à-dire maintenir l'arbre correctement, il faut nécessairement qu'il soit planté à une distance de 6 à 8 po de l'arbre et à l'ouest de notre nouvelle acquisition. Par conséquent, les vents ne pourront le faire fléchir puisque bien retenus. Le tuteur doit rester en place pour une période de deux ans.
Alors, bonne plantation et longue vie à vos arbres.
Lise Lacasse, dta.
L'été a maintenant cédé sa place et notre magnifique saison d'automne est déjà arrivée. Les feuillus ont commencé leur processus de coloration automnale pour le plus grand plaisir des yeux. Parallèlement à ce phénomène, les vents se mettent de la partie et font virevolter les feuilles des arbres çà et là sur notre terrain.
Mais comment est-il possible d'ajouter des engrais tout à fait naturels et sans débourser un sou? C'est bien simple. Toutes ces feuilles tombées sont un apport d'engrais non négligeable pourvu qu'on les tonde. Eh oui! Vous avez bien lu. En effet, les feuilles vertes tondues sont un apport d'azote qui est l'un des minéraux importants dont la pelouse a besoin. Vous constatez que les feuilles tombées sont maintenant brunes... ne croyez pas qu'il est trop tard. Sachez que les feuilles brunes tondues sont une excellente source de carbone, autre élément important pour la santé de votre pelouse.
En tondant les feuilles (vertes ou brunes), vous appliquez du même coup des éléments nutritifs nécessaires à la vitalité de votre pelouse, sans oublier que vous contribuerez ainsi à la réduction des déchets, à la diminution du coût du transport jusqu'au lieu d'enfouissement et au coût d'enfouissement lui-même, ce qui est tout à fait notable.
Alors de grâce, ne ramassez plus les feuilles au sol. Évitez cette corvée éreintante de remplissage des grands sacs de plastique vert (pas très écologique d'ailleurs), de les placer au bord du chemin et de surcharger inutilement les sites d'enfouissement. Sortez votre tondeuse à gazon et allez-y, tondez.
Économisez des sous tout en diminuant les impacts négatifs de la mise au rebut. Votre gazon ainsi que votre portefeuille ne s'en porteront que beaucoup mieux !
Lise Lacasse, dta.
L'hiver se termine mais laisse souvent des traces de mauvais traitements sur nos végétaux. En autres, les produits de déglaçage peuvent causer d'énormes dommages aux végétaux qui y sont exposés. Ils affectent non seulement ceux qui sont directement en bordure du chemin mais aussi ceux situés à plusieurs mètres de la rue. Le passage des véhicules forme des embruns salins ou tout simplement éclabousse les végétaux.
Savez-vous que vous pouvez limiter les dégâts ? C'est très simple. Sortez tout simplement votre boyau d'arrosage et arrosez abondamment à l'eau claire vos arbres et arbustes (notamment les conifères) situés près des sentiers ou des chemins et ce, dès le début du printemps.
Les éventuels effets néfastes de l'hiver n'auront aucune prise et vos arbres et arbustes n'en auront que meilleure mine.
Lise Lacasse, dta
Plutôt curieux comme question n'est-ce pas? C'est poutant ce que font plusieurs personnes bien intentionnées à leur parterre.
En effet, lors de la tonte de votre pelouse (hauteur idéale de tonte=7,5 cm ou 3 pouces), retirer le sac permettant le ramassage des rognures...Pourquoi? Eh bien, sachez que les rognures sont en fait de l'azote, du potassium et du phosphore. Et en les laissant au sol, vous appliquez du même coup plusieurs éléments nutritifs nécessaires à la vitalité de votre pelouse. Je vous entend déjà dire que vous allez en retrouver partout dans la maison et dans la piscine. Je vous répondrai que l'herbe tondue se décompose rapidement et disparaît après un jour ou deux, croyez-moi!
De plus, le gazon est un déchet nocif! Dans les sites d'enfouissement il produit, du lixiviat (liquide résiduel produit par la percolation de l'eau à travers les déchets) et des gaz à effet de serre dûs à sa décomposition en milieu anaérobie. En laissant les rognures sur place, vous contribuerez ainsi à la réduction des déchets, à la diminution du coût du transport jusqu'au lieu d'enfouissement et au coût d'enfouissement lui-même, ce qui est tout à fait notable.
Faites donc d'une pierre, deux coups! Agissez collectivement pour diminuer les impacts sur la planète et économisez votre argent!
Lise Lacasse, dta
Enfin juin
Avant de commencer d'écrire je suis allé consulter ma chronique de juin 06, je me plaignais qu'il pleuvait... Pour faire changement je vais me plaindre d'autre chose aujourd'hui et de l'horticulture, je passe à la culture...
Il m'est arrivé à quelques reprises ce printemps de rencontrer des clients gênés d'appeler leurs cèdres par leur nom c'est-à-dire "cèdre".
Il me semble que c'est le nom que nos ancêtres ont donné à cet arbre il y a 400 ans. Pourquoi tout à-coup faudrait-il l'appeler par son nom latin Thuya? Parce que supposément les cèdres (cedrus) sont au Liban dixit la littérature française. Ben quoi ont-ils de la misère à faire la différence? Faudrait-il commencer à appeler le vinaigrier de son nom latin "Rhus" sous prétexte qu'il ne donne pas de vinaigre!?!
Excusez ma montée de lait, mais je suis tanné qu'au Québec on en soit continuellement à changer le nom de nos arbres et de nos oiseaux pour plaire à une "langue internationale" centralisée en Europe. Le Québec n'est pas la France et le Liban est-il français ou arabe ?
Alors pourquoi le choix du nom de nos arbres respectifs doit-il être décidé hors de nos frontières?
Dans le cas de certains oiseaux, les changements occasionnaient des problèmes d'adaptation aux 5 peut-être 10% des Québécois qui réussissaient identifier des parulines (ex-fauvettes) par exemple alors qu'il me semble que les cèdres sont reconnus par ce nom par une grande majorité des Québécois depuis des siècles. D'accepter aussi facilement ce changement de nom revient pour moi à céder encore une fois à une forme de colonialisme culturel. De prétendre qu'il s'agit de corriger une erreur historique de nos ancêtres ignares, et bien pourquoi dans ce cas ne pas corriger l'erreur historique que fut d'imposer un état français en Amérique aux autochtones. Bien entendu il faut vivre avec notre passé, s'il nous est possible de faire des arrangements avec des victimes de notre passage sur cette terre pour vivre en harmonie avec les amérindiens OK, mais lorsqu'il faut changer notre culture pour démêler les livres d'horticulture de nos cousins français là je décroche. Je continuerai de tailler des haies de CÈDRES. Et si les français insistent je leur demanderai de donner l'exemple en changeant le nom de leur bleuet (la centaurée : centaurea cyanus) car il y a une confusion. Le vrai bleuet est ici au Québec; au Saguenay, au Lac St-Jean, en Abitibi... et il se mange... et ne se nomme pas myrtille.
Là-dessus je vous souhaite un bel été et je retourne de ce pas à la pratique de l'horticulture s'il peut arrêter de mouiller ... oups de pleuvoir.
Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net
Lors de la fête du 25ième anniversaire de la SHÉLI, Mme Marois a lu un poème écrit par Francis Pelletier, médecin poète natif de Matane.
A cette occasion plusieurs personnes présentes nous ont demandé une copie de ce poème. Nous reproduisons donc ce poème en lieu et place de la chronique horticole habituelle.
Janvier; mois de froidure et de tempête. C'est le temps idéal pour faire venir et pour consulter les catalogues de fleurs et de plantes qui nous seront nécessaires pour rénover ou préparer de nouvelles plates bandes lors des saisons plus clémentes qui viendront bientôt...je l'espère.
Le tableau qui suit indique quelques catalogues imprimés ou à télécharger disponibles auprès de certains producteurs du Québec uniquement.
| Nom | Spécialités | Catalogue |
| Brite Lite | hydroponique et éclairage artificiel | gratuit (à télécharger) |
| Hémérocallis Montfort | Hémérocalles | Imprimé gratuit (ajouter timbre de 0,52$) |
| Horticlub | Semences de fleurs et de légumes, bulbes fruitiers | Imprimé gratuit |
| Pépinière Sélect Plus | Lilas, azalées, roses, hostas | gratuit (à télécharger) |
| Vivaces Nordiques | Hémérocalles | Imprimé (2$) |
De nombreux autres catalogues imprimés ou à télécharger sont également disponibles auprès des producteurs hors Québec mais étant donné l'espace restreint dont nous disposons pour cette chronique, nous ne pouvons pas les énumérer.
Pour plus d'informations vous pouvez consulter le site www.gardenlist.com. Ce site renferme assez d'informations et de liens pour satisfaire les plus exigeants.
Guy Lecours
Vous connaissez?
Non ce n'est pas le nom du dernier groupe "pop" à la mode.
Une mycorhize est l'association d'un champignon, que vous ne pouvez pas utiliser dans un potage car il est microscopique, et le système racinaire des plantes supérieures.
Plus de 80% des végétaux acceptent une telle association symbiotique (profitable aux deux associés).
Les filaments externes du champignon agissent comme un prolongement du système racinaire et absorbent pour la plante plus de minéraux et d'eau du sol. Les plantes peuvent donc avoir une meilleure productivité et une meilleure résistance au stress durant leur croissance.
En contrepartie la plante fournira au champignon des sucres et d'autres éléments nécessaire à son développement.
Ce phénomène naturel existe depuis 400 millions d'années mais dans les sols altérés par la construction résidentielle ou la culture intensive avec des fertilisants contenant des pesticides, la quantité de champignons mycorhiziens a considérablement diminué à ces endroits.
C'est donc une excellente idée d'ajouter, lors d'une plantation ou d'une transplantation, un supplément contenant des champignons mycorhiziens. Ces suppléments se trouvent dans les bonnes pépinières et / ou centres de jardin.
Guy Lecours
Notre chroniqueur habituel n'étant pas disponible pour ce mois-ci, j'ai pensé vous entretenir d'un petit mollusque gastéropode mieux connu au Québec sous le nom de limace.
Bien que la limace soit très utile dans la nature en transformant la matière organique en compost et en se nourrissant de chenilles et de pucerons elle peut dévaster rapidement les plus belles plantes du jardin.
Elle affectionne particulièrement les semis et plantules. De plus certaines plantes comme les campanules, les végétaux ou autres sources de nourriture. Enlever également les planches et amas de débris directement en contact avec le sol. En éclaircissant on permet la pénétration de plus de lumière et on diminue l'humidité.
Beaucoup de plantes résistantes aux limaces ont un feuillage poilu ou enduit de pruine (cire poudreuse). Les hostas à feuillage épais et coriace sont également épargnés. D'autres comme le romarin (Rosmarinus officinalis) ou l'absinthe (Artemisa absinthium) éloigne les limaces par les arômes.
Ramassage à la main (ouach...) ; le soir après la brunante avec une lampe de poche. Les cueillir avec une cuillère et les placer dans un contenant d'eau savonneuse ou d'alcool pour les détruire.
Piégeage ; les attirer en créant un abri frais et sombre. Utiliser des pelures de melons ou des pots à fleurs inversés en laissant une ouverture. Visiter régulièrement les pièges et disposer de votre récolte avec de l'eau savonneuse ou de l'alcool.
Appâts ; un petit contenant enfoui au raz du sol et partiellement rempli de bière (il n'est pas interdit d'utiliser le restant à d'autre fin...) ou de la levure diluée les attirera pour leur dernier voyage... Cette solution doit être renouvelée aux deux ou trois jours.
Barrières ; constituées de sable de silice, cendre, aiguilles de pin, terre diatomée ou de coquilles d'oeufs séchées et encerclant les plantes à protéger. La cendre et la terre diatomée ne sont plus efficaces après une pluie et à la longue la cendre peut faire augmenter le pH. D'autres produits comme le papier sablé, le sable grossier, les écales de noix, le gravier et la pierre volcanique peuvent également être utilisés.
Bonne chasse... et bon été.
Guy Lecours
Le chaume est l'accumulation d'une épaisse couche de feuilles mortes, de tiges et de matière organique, mélangée avec le sol placée entre le sol et la surface de la pelouse.
L'accumulation de chaume est causée par :
Les désavantages d'une couche de chaume épais sont :
Comment déchaumer :
Ne pas essayer de déchaumer avec un râteau, utiliser une déchaumeuse motorisée.
Déchaumer 2 ou 3 fois dans des directions opposées.
Le nombre de fois dépend de l'épaisseur du chaume et de la puissance de la déchaumeuse.
Ramasser les débris immédiatement après le déchaumage.
Ensuite, fertiliser et arroser pour aider la pelouse à se rétablir rapidement de l'opération.
Quand déchaumer :
L'idéal est à la fin août début de septembre.
Une bonne période est aussi le début de mai.
Ne pas déchaumer en juillet et au début d'août, cela peut causer du tord à la pelouse.
La pelouse a besoin d'un mois de bonnes conditions de fertilisation et d'arrosage pour bien se rétablir.
Ne pas déchaumer plus de 2 fois par année.
Lorsque le chaume est épais, ne pas essayer de déchaumer toute l'épaisseur d'une seule opération, cela dérange la couronne des racines.
Joe Viapiano
Pour aujourd'hui je voudrais vous parler d'un nouveau produit qui s'annonce sur le marché.
Vous avez remarqué au fil des chroniques mon approche qui se veut écologique. En conséquence je n'ai jamais été très fort sur les herbicides à appliquer sur les pelouses, ceux-ci sont des poisons à utiliser le moins possible. Depuis quelques années, des compagnies cherchaient des moyens pour induire des maladies à certaines plantes que l'on appelle mauvaises herbes, ce qui me faisait peur à cause des difficultés qui pourraient subvenir par la suite pour contenir ces maladies. Ce qui arrive sur le marché maintenant est un produit, le gluten de maïs, qui, lorsqu'il est appliqué sur les gazons aurait un effet inhibiteur sur certaines mauvaises herbes dont le pissenlit. Selon la documentation lue, ce serait après la germination que les racines auraient de la difficulté à se développer. Ce produit, qui nourrirait en même temps le sol, pourrait devenir une aide aux personnes qui cherchent à prévenir la présence d'indésirables parmi les graminées de leur gazon. Le produit n'est pas un herbicide, il ne tuerait pas par exemple les pissenlits matures. Je n'ai pas fait l'expérience de ce produit mais c'est une approche qui semble plus respectueuse que l'utilisation de poison. Certaines marques d'engrais devraient offrir le produit.
Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net
Depuis que j'ai écrit ma dernière chronique où j'y disais que les végétaux avaient profité relativement d'une belle année grâce aux pluies du printemps, j'ai lu et entendu à de nombreuses reprises que le problème du manque d'eau était criant. C'est un fait, malgré les pluies printanières qui ont donné une chance aux végétaux, les précipitations totales de l'année 2002 sont très faibles, trop faibles. Que pouvons-nous faire?
Rien de bien magique, les moyens habituels: arrosez en profondeur vos conifères et plantes à feuillage persistant avant l'arrivée des grands froids, ne laissez pas le sol dénudé en appliquant un bon paillis ce qui évite le dessèchement par évaporation et que le sol gèle et dégèle tout au cours de l'hiver. Je vous conseille d'installer ces paillis le plus tôt possible ce qui permettra l'accumulation de toutes les pluies disponibles de l'automne, faites alors attention aux petits rongeurs qui peuvent s'y cacher ou s'y promener durant l'hiver. Il existe des protecteurs de plastique très efficaces que l'on enroule autour du tronc des petits arbres et arbustes.
Pour faire ces paillis je vous suggère ce que la nature nous offre en abondance, les feuilles de nos arbres. Si vous déchiquetez celles-ci, vous n'aurez pas à les ramasser au printemps, elles pourront vous servir de paillis pour l'été et leur lente décomposition enrichira le sol. Cela vous prendra par contre une plus grande quantité pour couvrir le sol. Si vous ne les déchiquetez pas, surtout dans le cas des grandes feuilles comme celles des érables et des feuilles plus coriaces comme celles des chênes, elles auront tendance à se tasser en une couche compacte qui sera difficile à briser pour travailler le sol. Ce sera alors mieux de les ramasser pour les composter à moins de biner souvent ces feuilles pour éviter qu'elles se retassent. Il ne reste qu'à espérer que le phénomène El Nino qui se présente cet hiver nous amène un peu plus de pluie ou sinon plus de neige au cours de l'hiver que l'an dernier.
Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net